Performance 2015

Laboratoire sur le son et le déplacement.
Avec Les Filles de Hirohito - Mai 2015 - TGP Frouard
 

Les filles de Hirohito

 

C'est à la fin de leur cursus universitaire que Jean-Bastien Tinant et Daniel Bajoit se sont rencontrés.

Au départ, duo musical de création de textes, les filles de hirohito ont élargi, de manière autodidacte, les domaines de correspondance à travers lesquels ils réalisent, selon les propositions et les opportunités, leurs travaux. C'est depuis 2008, près d'une centaine de représentations et de performances dont: 7 chansons de fou au musée Émile Verhaeren, Anvers, 2009; une résidence de création, Mad Musée, Liège, 2010 et une performance au Créahm de Liège; «L'accueil d’Ismaël Stamp», de Pieter De Buysser – un spectacle musical représenté une quarantaine de fois depuis 2010 (Mention du Jury au festival de Huy); la demi-finale de la biennale de la chanson française, Bruxelles, 2012; une performance pour le vernissage de l'exposition «Mindscapes», Centrale for Contemporary Art, Bruxelles,2012 et «Représentation de Michel Dave», une expo-film-performance, Nuit Blanche, Bruxelles, 2012.

C'est aussi:

Les deux rôles principaux et la chanson de «Vivre encore un peu...», un court-métrage de david Lambert (festival de Locarno), 2010; «La chanson d'Ismael», single et film d'animation 2D et 3D, 2011; «Il pleut», single et film vidéo et animation 3D, 2013; L'édition CD de «Mr K. Et Mr N. - an ode to presence», une dérive folk alternative sur des passages de «On the road» de Jack Kerouac, 2013 et «Bon baiser de Port-Au-Prince», une fiction illustrée publiée dans le trimestriel d'art contemporainflux news, en avril 2013.

 

Jean-Bastien Tinant est né le 11 septembre 1975 à Liège. Il est diplômé en anthropologie de l'université libre de Bruxelles. Il a, comme acteur, travaillé avec Sotha, Armand Gatti, Jean-Claude Berutti, Dominique Roodthooft, David Lambert.Il a collaboré comme dramaturge pour Jean-Benoît Ugeux, Olivier Boudon (Adaptation du roman «Les exclus» de Elfriede Jelinek, théâtre Varia, Bruxelles), Dominique Roodthooft (Smatch 2, Kunstenfestivaldesarts 2011), Anne-Cécile Vandalem (Utopia, Kunstenfestivaldesarts, 2013). Il a publié un article: «Une politique générale des transports – l'efficacitéthérapeutique par le milieu, fictions et conversions», Prospective jeunesse n°60, Bruxelles, automne 2011.

 

Daniel Bajoit est né en 1981 à Louvain-La-Neuve. Daniel Bajoit étudie la philosophie à Bruxelles entre 2000 et 2006. Il entame dès 2007 son parcours artistique en autodidacte en tant que guitariste avec Les filles de hirohito. Il poursuivra cette collaboration jusqu’à aujourd’hui, diversifiant ses apports en tant que réalisateur/animateur, illustrateur et acteur. Il réalise actuellement sa première série de tableaux en couleurs à Port-Au-Prince en Haïti.

 

J'ai choisi d'inviter Les filles de Hirohito, duo de musicien Bruxellois à venir partager un temps de laboratoire avec nous. Je les ai rencontré au Théâtre Gérard Philipe de Frouard en 2012, lors de la présentation de leur spectacle "L'accueil d’Ismaël Stamp". J'ai été bluffée par la force de leur proposition scénique et du traitement par la voix et la musique de ce récit hors du commun. Leur énergie et leur poésie m'ont transporté. Ce groupe travaille en étroite relation avec la scène. Ils sont touches à tout, musicien, acteurs, performeurs. Leur démarche minimale, sensible et proche des gens, s’attelle à restituer un regard poétique sur le réel.

Nous avons, lors de ce laboratoire de cinq jours, creusé la question du déplacement en nous appuyant sur la pièce : La foret où nous pleurons de Frédéric Vossier.

Le choix de ce texte s'est imposé de lui même comme un troisième volet au thème de la forêt mais d'un autre point de vue. Après "La forêt" qui interrogeait le rapport à l'enfant spectateur et au dispositif scénographique, après "Une foret en bois... construire" qui s’attelle à chercher un langage spécifique au théâtre d'objet, je souhaitais chercher toujours autour de La forêt, mais en proposant un autre postulat de départ, le postulat du son. Le son comme porte d'entrée au déplacement. "Parce que la forêt avance, la forêt est en mouvement"  F Vossier.

Notre recherche s'est portée sur le possible dialogue entre texte, musique et scénographie.

De ce dialogue est né une dramaturgie. Une dramaturgie qui est venue révéler celle que le texte de Vossier porte en lui même.

Nous avons cherché, creusé, improvisé. Nous avons structuré et déstructuré l'espace, les mots et la musique.

Le sens est apparu.

Et nous sommes entrés dans la forêt....

Estelle Charles

 

Avec : Daniel Bajoit, Estelle Charles, Mawen Noury, Fred Parison et Jean Bastien Tinant.

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© Estelle Charles