2017

Projet avec le lycée Schwartz de Pompey.

Du plastique à l'Art est un projet de création scénographique participative mené par Fred Parison de La Mâchoire 36 au lycée Schwartz de Pompey .

Il s'agit ici de proposer aux élèves d'utiliser des matériaux plastiques de récupération afin de créer une scénographie s'inspirant de l'Art tribal.

L’environnement quotidien professionnel de cette classe T CAP opérateur logistique, que ce soit sur les lieux de stage, en grande surface, en entrepôt ou en magasin pédagogique au lycée, est constitué essentiellement d’emballages et conditionnements en matières plastiques de toutes formes, aspects et couleurs .,

Par ailleurs, les études environnementales s’interrogent sur la prolifération et la pollution de ces matières pastiques et la question de leur recyclage.

 

D’où l’idée de proposer une création artistique de recyclage des conditionnements plastiques faisant référence à l’art brut et aux arts premiers d’Afrique d’Océanie, d’Asie ou du Grand Nord, pour créer fétiches, parures, masques et totems associant un questionnement environnemental citoyen à une démarche culturelle et artistique.

1 Masque cimier des Lucioles

C’est un masque TOL MELEEC Bambara qui est fixé sur la tête du danseur.

Il est utilisé les nuits de pleine lune lors de danses rituelles en hommage à l’esprit des lumières.

De façon générale, les masques TOL ont également pour particularité d'être non pas des représentations d'esprits de la brousse pompéienne mais d'en être en fait l'incarnation. On comprend alors tout le caractère sacré de telles pièces.

 

2 Masque incantatoire à la pluie

C’est un masque TOL H2O

Il s’agit d’un spécimen très rare.

Ces masques sont portés, avec un long costume d’eau lors des cérémonies les plus importantes d’équinoxes .Les danses rituelles et chants sacrés viennent implorer les dieux de la pluie pour se prémunir des sécheresses et disettes et par conséquent s’assurer de bonnes récoltes .

 

3 Masque Soleil Toucouleurs

Les masques Sékou font partie d'un ensemble de pièces très colorées

La grande taille des masques et leurs formes originales renforcent la puissance des danses rituelles au cours desquelles ces masques sont portés.

Les masques, les costumes et les couleurs ont une signification symbolique. Les couleurs transmettent les traits de caractères de l'esprit rayonnant

 

4 Maskagaz

Masque de survie muni de tuyaux et ramifications

Il s'agit donc d'un masque guerrier. Celui-ci était destiné à préparer les hommes à partir à la guerre Les Maskagaz TOL trouvent leur identité lors de rites de passage.

Ce masque participe aux cérémonies d'initiation masculine au sortir du séjour formateur, galvanisateur et hiérarchisateur de la forêt sacrée.

5 Masque Bigbrother ou masque aux grands yeux

Le masque porté par un danseur dont il cache l'identité, devient la concrétisation d'un esprit omniprésent, d'une créature exceptionnelle, surnaturelle intervenant dans la vie sociale du groupe.

Donc c'est cette rétention du savoir et de pouvoir (réservé aux seuls initiés) qui confère au masque son importance et sa dimension sociale.

Cette pièce intervient dans les rituels d'initiation des jeunes garçons mais aussi dans des cérémonies importantes comme des rassemblements politiques ou cérémonies de confirmation des chefs. Et confère la connaissance et la toute puissance à celui qui le porte.

6 Masque cimier Manase

 

7 Masque grandes oreilles

Ce type de masque participait à des danses au cours des cérémonies Goli qui fêtent les nouvelles récoltes. Le terme Goli désigne le fils de Nyamien, le Dieu du ciel: il est aussi le père de Kplé-Kplé. Ce masque a donc une vocation protectrice.



Les masques gurunsi sont célèbres dans l'art africain pour leurs représentations zoomorphes extrêmement stylisées. Ils sont couverts de motifs géométriques généralement contrastés à l'aide de kaolin et d'autres pigments, imitant ici le plumage de l'oiseau.
Il s'agit ici d'un masque cimier porté sur le sommet de la tête. Le danseur était en outre décoré d'un imposant costume en fibres végétales colorées.
 

Une puissante symbolique s'inscrit dans les masques de l'ethnie Ligbi/Djimini.
De la partie frontale se projette devant le visage la représentation d'un bec du grand calao fécondateur, renvoyant à la fonction du groupe des forgerons. Les Djimini connaissant l'art du fer et du bois, vont faire face à ceux qui leur déclarent la guerre, en particulier les Baoulé, Malinké et Abron dont ils garderont néanmoins un influence importante dans leur culture.
La société animiste djimini est structurée selon des rites initiatiques se déroulant principalement dans les forêts.

 

Les Luvale sont réputés pour pratiquer la sorcellerie autant en zones rurales qu'urbaines.

 

ortés au sommet du crâne et maintenus en place par une sorte de petit panier, ces cimiers accompagnaient les danseurs au cours des rituels du tòn, association dédiée aux travaux agricoles. Les masques parcouraient le champ en bondissant afin de chasser de celui-ci les nyama, effluves maléfiques, et de détecter tout danger, ou de débusquer les génies malfaisants pouvant ravir l'âme des plantes cultivées ainsi que la force vitale de leurs graines.

 

Il s sont fondamentalement des symboles du sacré
Sous l'apparence matérielle du masque, sous son attrait esthétique, il ne faut pas oublier qu'il y a presque toujours une dimension philosophique : l'objet est le support d'un rite ou d'un principe de vie
Il y a des masques exclusivement agricoles, considérés comme le support des forces surnaturelles associées aux pluies, aux germinations, à l'entretien des cultures et aux récoltes

 

Le masque porté par un danseur dont il cache l'identité, devient la concrétisation d'un esprit, d'une créature exceptionnelle, surnaturelle intervenant dans la vie sociale du groupe.

 

Donc c'est cette rétention du savoir (réservé aux seuls initiés) qui confère au masque son importance et sa dimension sociale.

 

Ce type de masque Gourounsi est utilisé lors des fêtes liées aux semailles ou au récoltes.

Le masque est une représentation d'un oiseau nocturne, parfois une chouette. Il sollicite un esprit protecteur et purificateur.

En partenariat avec :

le Lycée Schwartz de Pompey, le Théâtre Gérard Philipe - Scène conventionnée pour les formes animées et la marionnette, et La Mâchoire36.

Projet financé par :

La DRAC Grand Est

La Mâchoire 36 bénéficie de l’aide au développement triennale des équipes artistiques du spectacle vivant de la région Grand Est pour la période 2017-2019.

© LA MACHOIRE 36 - 2013                                                                                                                                                Licence 2 - 1106234 / SIRET 54 421 202 00030 / APE 9001Z