Déplacement et univers sonore

2014-2015

Riche de ce premier chantier autour du dispositif scénographique, il a s'agit pour nous de mettre en perspective le son, le propos d'un texte et un univers plastique afin de voir comment cet univers sonore peut renforcer un propos artistique et puiser sa source même dans les objets et les mots.

 

Notre recherche s'est appuyée sur les questions du voyage et du déplacement.

Nous avons abordé la question du son du point de vue de l'objet sonore, du son des choses, du son d'une voix, ou du son d'un instrument de musique.

Nous avons ainsi voyagé de l'objet à l'instrument de musique.

Le son, qu'il soit musical ou non, rythme le temps de façon sonnante ou dissonante. Il donne la mesure du temps qui passe, au sens propre comme au sens figuré. Il nous semble qu'y associer des mots permet de faire voyager le spectateur alors qu'il est immobile sur son siège. Faire dialoguer ces deux aspects de la création artistique crée de la poésie, un nouveau langage, une nouvelle force. La parole et le son avancent ensemble, se précèdent, se suivent et s'accompagnent. De fait, aborder la question du déplacement en prenant appui sur l'univers sonore semble nous ouvrir la possibilité d'un voyage.

 
Articles de presse:

L'Est Républicain - Frouard / 28 avril 2014 (lire ici)

L'Est Magazine - Nancy / 13 avril 2014 (lire ici)

 

 
 
 
  • En avril 2014 : Nous sommes partis de l'objet en tant que tel et de ses différents possibles sonores. Nous avons travaillé sur un premier laboratoire avec des plasticiens-musiciens: Jeranium et Man'Hu, qui œuvrent spécifiquement dans ce domaine. Nous avons mené un laboratoire de deux semaines, l'une au Théâtre Gérard Philipe de Frouard, et l'autre au sein du Collège Jean Lurçat de Frouard dans la salle La Cofrette .

  • En mai 2014 : Nous avons invité le musicien Camille Perrin, comédien contrebassiste et musicien tout terrain à venir creuser au plateau les questions du rapport entre le texte et un instrument acoustique.

  • En juin 2014, nous avons poursuivi le travail de recherche avec le musicien Camille Perrin au Théâtre Mon Désert de la Ville de Nancy.

  • En mai 2015: Comment le son peut-il venir soutenir et accompagner un propos artistique ? Avec les musiciens pluridisciplinaire du groupe Bruxellois Les Filles de Hirohito, Daniel Bajoit et Jean Bastien Tinant, rencontrés au TGP en 2013 lors de leur spectacle L'accueil d'Ismael Stamp. Nous avons pendant 8 jours travaillé autour du texte La forêt où nous pleurons sur le dialogue entre son/lumière et texte.

  • Du 5 au 9 juin 2015 : Une reprise du travail de recherche autour du son, à partir de « Slumberland » une pièce performative qui questionne le rapport étroit entre texte et musicalité avec Fred Parison, Estelle Charles, Mawen Noury et Nouche Jouglet.

Par ailleurs, nous avons mené différents chantiers de recherche avec le public du TGP et les habitants du Val de Lorraine.

 

  • Ouverture de l'ensemble des laboratoires aux spectateurs du TGP.

  • Les 12 et 13 avril 2014: Dans le cadre du festival Geo Condé, Fred Parison a mené un stage de deux jours auprès du public « Les merveilles ». 6 personnes ont participé au stage. Le résultat du travail a été exposé dans la galerie du TGP tout au long du festival Geo Condé.

  • Le 24 avril 2014 : dans le cadre du festival d’objets animés et de marionnettes Geo Condé, nous avons donné une performance issue de ce laboratoire devant soixante personnes à la salle La Crofrette. Le public a été plus qu'enthousiaste, et l'envie de poursuivre un travail avec Jeranium et Man'Hue s'est imposé à nous.

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  • Du 12 au 22 juin 2015 : exposition du travail des élèves au sein de l'école primaire du Rond Chêne.

  • Du 2 au 9 juin 2015 : exposition du travail des élèves au Théâtre Gérard Philipe dans le cadre de la semaine des Arts.

  • Du 2 au 6 mars 2015 : semaine de travail et de construction à l'école élémentaire pour la construction de masques, totem, bijoux et parures en matériaux de récupération.

  • De septembre 2014 à juin 2015 : Des indiens dans mon école 

La compagnie propose à l'ensemble de l'école du Rond Chêne de côtoyer un temps l'univers riche et passionnant des indiens d'Amérique, mais d'une façon décalé et singulière. En effet nos tribus ne chassent plus le bison et le coyote dans les plaines, et ne fabriquent plus leurs totems et leurs masques avec du cuire et du bois. Nos indiens sont actuels et fabriquent leur artisanat avec des déchets plastiques. Une manière à nous de confronté l'univers des indiens, tourné vers la nature et notre société de consommation qui ne sait plus quoi faire de ses déchets.

Durant toute l'année, nous allons faire comme si nous étions des indiens des temps modernes. Nous sommes des tribus imaginaires. Nous inventons nos noms, nos danses, nos rites, et fabriquons nos objets en détritus et récupération. Nous assemblons des objets récupérés en matière plastique colorés et détournons ces objets de leurs utilisations premières.

« ressusciter les rebuts et leurs donner une deuxième vie » tel est la croyances de ces nouvelles tribus.

 

 

La Mâchoire 36 bénéficie de l’aide au développement triennale des équipes artistiques du spectacle vivant de la région Grand Est pour la période 2017-2019.

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